Charlie Hebdo and the end of the French exception

Christopher Hill, the Patrick Sheehy Professor of International Relations and Head of the Department of Politics and International Studies at the University of Cambridge

This post was originally published in the Oxford University Press blog on January 12th 2015.

charlie hebdoToday many are asking why Parisians have been attacked in their own city, and by their own people. But for many years the question for those following the issues of foreign policy and religion was why France had suffered so little terrorism in comparison to other European states. After the bombs on the Paris Metro and a TGV line in 1995, there were no significant Islamist attacks until the fire-bombing of the Charlie Hebdo office in November 2011, and the killings of three French soldiers (all of North African origin) and three Jewish children (and one teacher) by Mohamed Merah in Toulouse four months later. These attacks turn out to have been a warning of things to come.

But why was France free of such attacks for over fifteen years, when Madrid and London suffered endless plots and some major atrocities? Given the restrictions placed by successive governments on the foulard (headscarf) and the burka, together with the large French Muslim population (around 10% of the 64 million total), the country would seem to have been fertile ground for fundamentalist anger and terrorist outrages. Lire la suite

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Les divergences sociales en Europe après la crise

Marine Boisson-Cohen, Céline Mareuge, David Marguerit, France Stratégie et Bruno Palier, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (Centre d’études européennes – CEE), co-directeur du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) et conseiller scientifique à France Stratégie.

Pour France Stratégie, la relance de la convergence sociale en Europe passe par une convergence réelle des économies.

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Depuis l’institution de la Communauté économique européenne, l’intégration économique a été conçue comme le vecteur d’un processus de rattrapage et de convergence « par le haut » entre régions et entre États membres aux niveaux de richesse hétérogènes. Pourtant, aujourd’hui, des modèles de croissance et sociaux très différents, inégalement soutenables et compatibles, coexistent. Les déséquilibres macroéconomiques révélés par la crise ont conduit à une phase d’ajustement, marquée par la nécessité de désendettement et de correction des écarts de compétitivité. La voie est étroite pour que les modalités de sortie de crise ne rompent pas avec les objectifs sociaux et politiques que l’Europe s’est assignés. Lire la suite

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SYRIZA : apprentissage ou remise en course de la gouvernance européenne ?

Dr. Filippa Chatzistavrou, Chercheuse à ELIAMEP et collaboratrice externe à l’Université d’Athènes

La victoire du parti radical de gauche SYRIZA en Grèce marque indéniablement une rupture dans le long épisode de crise que traverse l’Europe depuis 2008.

Pour les uns, il s’agit d’un basculement idéologique et politique. Pour les autres, d’une régression vers un passéisme keynésien désuet, attisant les risques géoéconomiques, voire même systémiques. L’élection grecque et la phase de négociation avec l’UE qui a suivi, a été analysée et évaluée de façon diverse selon l’affiliation ou les attentes des parties prenantes et des observateurs. Pour autant, quelles que soient les interprétations concernant l’irruption de SYRIZA dans le jeu politique européen, elles convergent au moins sur un constat commun : en tant que parti de gouvernement, à la tête d’un État-membre, aussi bien que comme mouvance socio-politique porteuse d’un idéal européen1, SYRIZA ouvre une bataille, qui en partie le dépasse. Son irruption sur la scène européenne remet en cause la rationalité économique et politique qui sous-tend l’intégration économique. Lire la suite

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Une question de confiance : nature juridique de l’Union européenne et adhésion à la Convention européenne des droits de l’homme

Édouard Dubout, Professeur à l’Université Paris-Est Créteil et Directeur du Master Droit européen/European Law.

Cet article a été publié à l’origine dans La Revue des droits et libertés fondamentaux, RDLF 2015, chronique n°9.

Une question de confiance : nature juridique de l’Union européenne et adhésion à la Convention européenne des droits de l’homme

L’unification tant espérée de la protection des droits fondamentaux dans l’espace européen attendra encore. cedh logoRéinterrogée sur le point de savoir si l’Union peut juridiquement adhérer à la Convention européenne des droits de l’homme, la Cour de justice ne change pas d’avis, mais elle en précise les fondements 1. L’entêtement à s’opposer au processus d’unification des deux Europes est le résultat visible. Il procède toutefois d’un raisonnement innovant, qui conduit l’Assemblée plénière de la Cour de justice à dévoiler une vision constitutionnelle partiellement inédite de ce qu’est l’Union européenne et de ce qui fait sa nature profonde. D’aucuns la jugeront exagérée et surtout inappropriée. Pourtant, la posture adoptée présente l’intérêt d’envisager l’Union européenne non plus seulement à travers la relation qui lie l’Union à ses États membres, mais également à travers celle qui unit les États membres de l’Union entre eux. Après avoir identifié la place et la portée de ce nouveau prisme d’analyse constitutionnelle, il s’agira d’éprouver l’idée selon laquelle la préservation de la confiance entre les systèmes nationaux justifierait une certaine défiance entre les systèmes supranationaux. Lire la suite

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Europe centrale et orientale : le désenchantement démocratique

Jacques Rupnik, CERI

Cet article a été publié sur le site du Centre d’études et de recherches internationales en février 2015. Il s’agit de l’introduction d’un dossier du CERI, disponible en ligne, intitulé « Europe centrale et orientale : le désenchantement démocratique » et coordonné par Jacques Rupnik.

orbanLes pays d’Europe centrale et orientale, membres de l’Union européenne depuis une décennie, étaient considérés par les spécialistes des transitions vers la démocratie comme des « démocraties consolidées », c’est-à-dire dans lesquelles les élections constituent un enjeu de gouvernement et non de régime et surtout où les normes de l’Etat de droit sont respectées.  La situation était très différente de celle des Balkans occidentaux où les clivages ethniques et les agendas politiques liés à la construction d’Etats nations sur les débris de l’ancienne Yougoslavie avaient contribué à faire « dérailler » les transitions vers une variété de nationalismes peu favorables au pluralisme démocratique. Les pays d’Europe centrale se distinguaient aussi de leurs voisins de l’espace post-soviétique où prévalaient des régimes hybrides que la science politique qualifie d’« autoritarisme concurrentiel »1 : un pluralisme politique limité, des élections où les protagonistes ne jouent pas à armes égales, une séparation des pouvoirs uniquement théorique et des moyens déployés – notamment l’accès aux médias – qui donnent un avantage unilatéral au pouvoir en place. Lire la suite

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Who are the Radicals in Europe ?

Francesco Saraceno, OFCE

syriza 3As I write the Greek people are voting.  I was puzzled in the past weeks by the fear (more in the media than in markets, actually) of a “radical” left win. Puzzled, because the radical and ideological policy makers do not seem to live in Greece, today. On January 20 I wrote a piece for the Greek website Macropolis, where I claimed that we should not expect an Armageddon if Syriza wins, but rather some welcome fresh air.  I reproduce the piece here:
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MAEurope

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Bienvenue sur MAEurope, le blog européen de Sciences Po

MAEurope est le blog européen de Sciences Po, nourri par l’ensemble de la communauté scientifique intéressée par les affaires européennes. Le blog est par essence pluridisciplinaire. Les politistes, économistes, juristes, historiens et sociologues de Sciences Po, ainsi que des chercheurs invités, contribuent à l’alimenter à partir de leurs travaux de recherche. La ligne éditoriale est simple: rendre plus visible les travaux et la réflexion en cours en cours à Sciences Po sur l’intégration européenne. Les billets de longueur variable se veulent accessibles à un public large.

Welcome to MAEurope, the European blog of Sciences Po

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The European Legislative Agenda: Is the Commission in the process of cutting off the branch on which it sits?

Renaud Dehousse and Olivier Rozenberg, Centre d’études européennes, Sciences Po

commissionLast December, the European Commission proposed a legislative agenda that differed significantly from previous submissions. It mentions only 23 new initiatives, of which 14 contain a legislative component. On the other hand it lists 83 proposals that will be abandoned or amended. By way of comparison, the work programme for 2013 (the last “full” year before the European elections) referred to 53 new initiatives, of which 39 contained a legislative component along with 14 withdrawals. This change of course is in no way accidental; in fact it is declared resolutely in the explanatory statement, which mirrors thelanguage used by Jean-Claude Juncker during his inaugural speech: Lire la suite

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Programme législatif: la Commission est-elle en train de scier la branche sur laquelle elle est assise?

Renaud Dehousse et Olivier Rozenberg, Centre d’études européennes de Sciences Po

        Le programme législatif qui a été proposé par la Commission européenne en décembre dernier semble marquer une rupture avec les versions précédentes : il ne mentionne que 23 initiatives nouvelles, dont 14 comportent un volet législatif ; en revanche, il énumère 83 propositions qui seront abandonnées ou amendées. À titre de comparaison, le programme pour l’année 2013 (dernière année « pleine » avant les élections européennes) faisait état de 53 initiatives nouvelles, dont 39 comportaient un volet législatif, et de 14 retraits. Ce changement de cap n’a rien d’accidentel ; il est revendiqué fièrement dans l’exposé des motifs, qui reprend des éléments de langage utilisés par Jean-Claude Juncker dès son discours d’investiture : Lire la suite

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